Question hollywoodienne existentielle : que faire quand vous retrouvez au fond d’un tiroir les droits d’exploitation d’une franchise moribonde, passée en quelques années de la sympathique nanardise au franchement irregardable ? Tournez ladite franchise en dérision, pardi !, nous répond 2025. Après Un talent en or massif – qui voyait le « vrai » Nicolas Cage jouer les espions en herbe pour coincer un narcotrafiquant féru de Volte/Face et de Family Man –, le cinéaste Tom Gormican poursuit son périple sur les terres de l’ironie cinéphilique avec ce quartet de quadras dépressifs entreprenant de tourner un remake, pardon, une « suite spirituelle », de ce chef-d’œuvre intemporel qu’est l’ Anaconda originel (Luis Llosa, 1997). Rien de bien nouveau sous le soleil amazonien, évidemment : depuis une bonne décennie et 21, Jump Street (2012) on sait que ce qu’on nomme à présent le « reboot métafictionnel », fait d’affection nostalgico-sincère et...