Quoi de plus normal pour une momie, de se voir profanée, ressuscitée, réinhumée tous les quatre matins, au gré des besoins financiers de ses propriétaires et des modes du moment ? De fait, la saga La Momie , initiée en 1932, deviendra bientôt l’une de ces franchises – comme avant elle Terminator , Alien , Predator , etc. – où de solides connaissances en physique nucléaire seront nécessaires pour en comprendre les secousses narratives et le va-et-vient temporel. Après dix films chapeautés par Universal puis la Hammer entre 1932 et 1971, l’increvable bête aux bandelettes ressortait de son sarcophage dans le sympathique et spielbergien La Momie (1999) – lui-même décliné en deux suites indignes et cinq films dérivés guère plus recommandables – avant que Tom Cruise et ses sbires tentent, en 2017 , de repeindre cette histoire de monstre venu d’ailleurs aux couleurs du thriller acrobatique dans lesquels l’ex-Maverick s’est spécialisé. Jusqu’à ce que déboule donc ce mal nommé et so...