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L'Ultime Héritier, pèze pas lourd

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Le concept sur lequel repose L’Ultime Héritier est génial. Et pour cause : il reprend, tout en le modernisant, celui d’une des plus grandes comédies britanniques, Noblesse oblige (1949). Si elle n’est pas officiellement un remake, seulement un « hommage », cette mouture 2026 emprunte tant à son prestigieux modèle, aussi bien sur le fond (un héritier écarté de sa richissime famille maternelle tue un à un les membres de celles-ci qui se dressent entre lui et un vaste pactole) que sur la forme (l'histoire est racontée par le personnage principal, en voix-off, du fond de sa cellule de prison) qu’il devient difficile, en tant que spectateur, de ne pas s’adonner au jeu des 7 erreurs. Or, se frotter à ce monument d’humour noir, suprêmement britannique, érudit et cynique, qu’est le classique de Robert Hamer, avec en tout et pour tout cet Ultime Hériter sous le bras, c’est un peu comme vouloir battre Sha'Carri Richardson au 100 mètres avec une jambe dans le plâtre. Et les yeux...

Shelter, le silence de l'amer

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  Voilà un petit moment qu’on n’avait pas eu de nouvelles de Jason Statham – sans doute parce que la majorité de ses films récents était sortie directement sur les plateformes (la saga Fast & Furious ne compte pas, il ne fait qu’y passer les plats) avant de se perdre dans le maquis des algorithmes. Que l’on se rassure, toutefois : même après plusieurs années passées loin de nos yeux et de notre cœur, l’ex-Transporteur n’a pas changé. Il est toujours cet imperturbable redresseur de torts, ronin des temps modernes, n’obéissant qu’à ses propres règles. Dans ce Shelter , c’est une fillette innocente prise dans les rets de la violence aveugle que Michael Mason, le personnage campé par Statham, devra protéger. Bardé d’un argument pareil, c’est logiquement tout un pan du cinéma d’action que Shelter convoque : Léon , la saga au landau Baby Cart ou, plus près de nous, une œuvre au titre et au déroulé étrangement proche : Safe (2012), dans laquelle un certain… Stath...