Du haut de ses trente ans, Austin Abrams semble avoir trouvé son créneau d’acteur à Hollywood : jouer les punching-balls pour des cinéastes masochistes. Laissé pour mort dans Wolfs , voleur héroïnomane dans Évanouis , il devait ensuite faire face à des hordes de zombies dans le récent Resident Evil . Englouti de Brian Duffield semble lui n’exister que pour faire vivre à Abrams un fantasme doloriste destiné à laisser tous les réalisateurs petits joueurs derrière lui : être avalé par une baleine. Voici donc Jay, gentil garçon en plein deuil de son père avec qui il était en froid, qui décide de s’adonner à l’activité favorite du paternel susnommé : la plongée sous-marine. Une sortie en mer qui tourne au vinaigre lors d’une rencontre malencontreuse avec, donc, un colossal cétacé... Voilà pour l’argument, ni plus ni moins improbable que beaucoup de blockbusters hollywoodiens, qui place Englouti au croisement de plusieurs genres : d’une part le film de gros monstre marin...