Le concept sur lequel repose L’Ultime Héritier est génial. Et pour cause : il reprend, tout en le modernisant, celui d’une des plus grandes comédies britanniques, Noblesse oblige (1949). Si elle n’est pas officiellement un remake, seulement un « hommage », cette mouture 2026 emprunte tant à son prestigieux modèle, aussi bien sur le fond (un héritier écarté de sa richissime famille maternelle tue un à un les membres de celles-ci qui se dressent entre lui et un vaste pactole) que sur la forme (l'histoire est racontée par le personnage principal, en voix-off, du fond de sa cellule de prison) qu’il devient difficile, en tant que spectateur, de ne pas s’adonner au jeu des 7 erreurs. Or, se frotter à ce monument d’humour noir, suprêmement britannique, érudit et cynique, qu’est le classique de Robert Hamer, avec en tout et pour tout cet Ultime Hériter sous le bras, c’est un peu comme vouloir battre Sha'Carri Richardson au 100 mètres avec une jambe dans le plâtre. Et les yeux...