Nous sommes en 2026, et les années 1980, avec leurs signes distinctifs et leur imagerie, sont toujours dotées d’une puissance d’attraction qui ne se dément pas, en tout cas au cinéma. Hommage sincère de cinéastes qui ont grandi au cours de cette décennie, ou pur opportunisme de la part d’une industrie en perte de repères, qui cherche à tout prix à recréer le dernier âge d’or (fantasmé) du cinéma populaire ? Probablement un peu des deux. Après J.J. Abrams (qui officie d’ailleurs ici en tant que producteur), Travis Knight , Jared Hess , les frères Duffer ou plus récemment Mike Flanagan, David Robert Mitchell prend donc sa carte au club des disciples plus ou moins inspirés du cinéma américain des eighties , tendance Amblin et pop-corn. Le décor planté par La Fin d’Oak Street et le déroulé de son scénario jouent en effet à fond la carte référentielle : comme chez Spielberg, on y croise une famille déchirée aux enfants plus malins que la moyenne, des dinosaures par pleines...