Ah, l'Angleterre éternelle ! Ses verts pâturages, ses anglicans clochers, ses... bucoliques chorales ? Le récit de The Choral , si beau et si édifiant qu'on le croirait « tiré d'une histoire vraie », est celui d'un village (fictif), dont les habitants n'aiment rien d'autre que pousser – avec les moyens du bord – la chansonnette. Problème : nous sommes alors en l'an de grâce 1916, et ce chœur plein de souffle doit changer son fusil d'épaule lorsque les airs des fort teutoniques Bach et Händel qu'elle chantait habituellement sont déclarés contraires à l'intérêt national... Armé de cet argument entraînant, Nicholas Hytner ne va pourtant pas très loin, et a du mal à vraiment saisir son sujet : The Choral est-il le portrait élégiaque de la jeune génération qui servira de chair à canon au sein de cette Grande Guerre – ou, à peine plus souhaitable, de chair à usine, et à fabriquer tout ce qui servira à leurs compères au front ? Ou plutôt un témoign...