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Arnaud Aubelle, auteur : "Au cinéma, la Suisse ne demande qu'à exploser"

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  Au service secret de sa Majesté (1969) Coffres-forts, chalets enneigés et calme plat : la Suisse est un réflexe scénaristique bien commode pour les films de tous horizons. Mais que cache cette belle et réconfortante carte postale ? À l'occasion de la sortie de son livre, le bien nommé La Suisse au cinéma (Editions Helvetiq), Arnaud Aubelle décortique pour nous les clichés helvétiques qui ont la vie dure à l'écran. Vous énumérez dans votre livre les différents clichés associés à la Suisse : la finance, l’excellence de la médecine, les paysages de montagne... Vous montrez bien que le cinéma s’est emparé de ceux-ci pour les perpétuer, ou au contraire les mettre à mal. Vous employez le mot cliché, que j’ai souvent entendu pour décrire ces codes précis. On peut effectivement les voir comme ça, mais pour moi c’est aussi une chance pour ce pays d’avoir des codes aussi forts, aussi puissants. C’est aussi ça, je crois, qui fait que de nombreux films censés s’y dérouler ne sont p...

The Criminals, braqueurs gros comme ça

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  David Mackenzie est, à l’instar d’un Steven Soderbergh ou d’un Michael Winterbottom, de ces cinéastes-baroudeurs, que l’on peut s’étonner de retrouver sur des films que presque rien ne relie. Parce qu’il tourne vite et pas toujours bien, on pourrait même penser que Mackenzie n’est qu’un yes man poli, faiseur sans supplément d’âme qui accepte sans barguiner les grosses machines netflixiennes aussi bien que les drames plus resserrés. Ce serait pourtant oublier que des marottes, des leitmotive ressurgissent chez lui d’un long-métrage à l’autre. Témoin ce The Criminals – titre « français » hélas banalissime derrière se cache l’un peu plus engageant Fuze –, que l’on peut même considérer comme le troisième volet d’une trilogie (informelle) criminelle entamée avec Comancheria (2016) et poursuivie avec L'Intermédiaire (2024). Ces trois opus ont en effet pour point commun d’avoir pour personnages principaux des bandits au plus ou moins grand cœur. Pas exactement des tue...