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Mortal Kombat II, ni oui ni gnons

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  Sorti entre deux portes dans l’immédiat post-Covid, le précédent Mortal Kombat était un blockbuster sans grande saveur, aux enjeux routiniers (sauver la Terre, ou quelque chose de cet ordre) derrière lequel on devinait parfois les spécificités d’un jeu vidéo culte depuis les années 1990. Une barre assez basse à relever, que ce second opus relève de fait, sans là encore qu’on puisse crier à la totale réussite. Partant de là, il y a deux façons de voir Mortal Kombat II  : le verre à moitié vide et le verre à moitié plein. Verre à moitié vide : l’ex-pubard devenu cinéaste Simon McQuoid a toujours de gros progrès à faire lorsqu’il s’agit de donner vie à des univers dignes de ce nom, comme en témoignent les décors piqués à Game of Thrones ou Mad Max dans lesquels il fait crapahuter ses personnages. Des protagonistes joués par des acteurs et actrices globalement monolithiques, qui font néanmoins ce qu’ils peuvent avec des répliques en bois et un scénario qui ne sait pa...

The Choral, à chœur vaillant...

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  Ah, l'Angleterre éternelle ! Ses verts pâturages, ses anglicans clochers, ses... bucoliques chorales ? Le récit de The Choral , si beau et si édifiant qu'on le croirait « tiré d'une histoire vraie », est celui d'un village (fictif), dont les habitants n'aiment rien d'autre que pousser – avec les moyens du bord – la chansonnette. Problème : nous sommes alors en l'an de grâce 1916, et ce chœur plein de souffle doit changer son fusil d'épaule lorsque les airs des fort teutoniques Bach et Händel qu'elle chantait habituellement sont déclarés contraires à l'intérêt national... Armé de cet argument entraînant, Nicholas Hytner ne va pourtant pas très loin, et a du mal à vraiment saisir son sujet : The Choral est-il le portrait élégiaque de la jeune génération qui servira de chair à canon au sein de cette Grande Guerre – ou, à peine plus souhaitable, de chair à usine, et à fabriquer tout ce qui servira à leurs compères au front ? Ou plutôt un témoign...