Lorsqu’il s’agit d’adapter un matériau aussi daté que Les Maîtres de l’Univers – ces jouets populaires dans les années 1980, déclinés depuis dans une palanquée de séries télé et bandes dessinées –, on peut procéder de deux façons. Première option : tenter de moderniser et rendre plus sérieux un postulat souvent risible, à coups de dialogues balourds et de personnages raides comme des piquets. Appelons ça la méthode Transformers . Deuxième option : assumer le côté kitsch de l’entreprise et en rire – en rire jaune, même, quitte à surjouer le clin d’œil avec le public, lui non plus pas dupe. C’est, si l’on veut, la méthode OSS 117 , depuis reprise dans des blockbusters hollywoodiens basés sur des œuvres que le public (post-)moderne aurait sans doute rejeté au premier degré : Ma sorcière bien-aimée , 21, Jump Street , Chips , Donjons et Dragons ... Ce modus operandi , c’est aussi celui adopté par Les Maîtres de l’Univers édition 2026. La seconde tentative de r...