Sorti entre deux portes dans l’immédiat post-Covid, le précédent Mortal Kombat était un blockbuster sans grande saveur, aux enjeux routiniers (sauver la Terre, ou quelque chose de cet ordre) derrière lequel on devinait parfois les spécificités d’un jeu vidéo culte depuis les années 1990. Une barre assez basse à relever, que ce second opus relève de fait, sans là encore qu’on puisse crier à la totale réussite. Partant de là, il y a deux façons de voir Mortal Kombat II : le verre à moitié vide et le verre à moitié plein. Verre à moitié vide : l’ex-pubard devenu cinéaste Simon McQuoid a toujours de gros progrès à faire lorsqu’il s’agit de donner vie à des univers dignes de ce nom, comme en témoignent les décors piqués à Game of Thrones ou Mad Max dans lesquels il fait crapahuter ses personnages. Des protagonistes joués par des acteurs et actrices globalement monolithiques, qui font néanmoins ce qu’ils peuvent avec des répliques en bois et un scénario qui ne sait pa...