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Crime 101, le braquo ivre

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  Est-ce la nostalgie de Heat , référence quasiment indépassable du thriller depuis trois décennies ? La hâte de voir débarquer la suite que Michael Mann donnera lui-même à son film-culte – séquelle pas encore tournée mais déjà sur de bons rails ? Qu’elle qu’en soit la raison, on a droit, à intervalles réguliers, à un film de braquage situé sous le ciel californien, qui s’inspire largement du cinéma de Mann, dont des tâcherons singent le style sans en retrouver le génie. A cet exercice casse-gueule, nombre s’y sont essayés et, pour citer deux comiques d’un autre temps, « ils ont eu des problèmes » : il suffit de voir Triple 9 (2016) ou Criminal Squad (2018), pour s’en convaincre. Car, quand bien même le cinéaste Bart Layton transposerait un court roman de Don Winslow (auteur déjà adapté au cinéma dans Savages d’Oliver Stone), il n’avait manifestement d'yeux que pour Michael Mann, auquel il pique tout. Mais vraiment tout : les acteurs (Chris He...

The Penguin Lessons nous laisse de glace

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  Trésor national dans sa perfide Albion natale, le grand Steve Coogan n’est connu de ce côté-ci de la Manche que pour une poignée de rôles, qu’on peut rassembler en deux registres distincts. Dans le premier, il joue le Briton de service, vilain ou farceur dont la rouerie n’a d’égale que le raffinement ; dans des longs-métrages comme Very Bad Cops , Joker : Folie à deux ou encore les trois Nuit au musée , où il forme un duo à la Laurel et Hardy avec Owen Wilson. Deuxième registre : les dramédies de Stephen Frears ( Philomena , The Lost King ), où Coogan joue les clowns blancs face aux augustes interprétés par des actrices talentueuses (Judi Dench, Sally Hawkins). A part ça, le reste de la très recommandable carrière de Steve Coogan est encore à découvrir – en tête duquel l’odieux présentateur télé Alan Patridge aux aventures déclinées dans cinq séries télé, ou encore The Trip , mockumentaire qui voit Coogan et son partner in crime Rob Brydon sillonner les rou...