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Wedding Nightmare : Deuxième partie, les enfers reprennent

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  Le premier Wedding Nightmare n’était pas ce qu’on appellerait un grand film mais fonctionnait avant tout en tant qu’efficace midnight movie , armé d’un pitch simplissime (une partie mortelle de cache-cache chez des rupins déviants, à mi-chemin entre Get Out et A couteaux tirés ), doublé d’un sous-texte qui n’avance pas masqué (en gros : les riches sont des parasites littéralement démoniaques dont il faut se charger avant qu’eux se chargent de vous). Un succès-surprise devenue une carte de visite suffisamment marquante pour propulser ses auteurs Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett – crédités sous le pseudonyme commun de Radio Silence – des soubassements de la série B fauchée jusqu’au Mont Olympe hollywoodien, où ils ont pu ramener à la vie des franchises moribondes ( Scream , Frankenstein et bientôt La Momie ). Et donner à leur hit une suite qu’on n’attendait pas de pied ferme mais dont l’existence semblait inévitable. Séquelle qui suit le modus operandi  éhon...

"Partir de Hitchcock pour aller vers De Palma" : rencontre autour du film Duelles

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  Entre tension hitchcockienne et exploration psychologique, les coulisses du film Duelles révèlent un travail des plus soignés. À l'occasion d'un entretien croisé, l’actrice Veerle Baetens,  le réalisateur Olivier Masset-Depasse  et le compositeur Frédéric Vercheval reviennent sur l'adaptation du roman de Barbara Abel, de la rigueur de la préparation physique des comédiennes à l’influence esthétique des années 60.  Olivier, lorsque vous avez lu le livre de Barbara Abel, Derrière la haine , avez-vous su dès le départ que vous vouliez l’adapter ? Comment vous êtes-vous projeté dans ce travail d’adaptation, notamment dans le choix de la distribution ? Olivier Masset-Depasse : A la lecture, je me suis dit d’emblée qu’il y avait tous les éléments que je recherchais : une histoire intime, familiale, avec un côté hitchcockien. Pour accentuer ce dernier aspect, j’ai déplacé l’intrigue dans les années 1960 ; outre Hitchcock, mon autre référence était Douglas Sirk. Une fois...