Un vieux tic journalistique consiste à chercher chez chaque cinéaste « le film de la maturité ». Or, certains réalisateurs refusent encore et toujours de maturer, de grandir, de laisser derrière eux le pire et le meilleur de ce qui fait leur cinéma. Exemple parmi d’autres : Guy Ritchie, qui pond depuis deux décennies et avec un bonheur inégal des histoires de mecs sévèrement burnés, qu’il s’agisse de petites frappes londoniennes ou des soldats en vadrouille. Ritchie est, en quelque sorte, un Delmer Daves 2.0 : un exécutant à la fois doté d’un style reconnaissable et dévoué – sinon servile – qui tourne tout ou presque ce que les grands studios hollywoodiens lui proposeront, qu’il s’agisse de l’improbable remake survitaminé du français Le Convoyeur ( Un homme en colère ) ou de la boursouflée relecture d’un classique Disney ( Aladdin ). Et saviez-vous qu’entre 2023 et 2024, il a réalisé pas moins de trois films pour Amazon Prime – tous perdus depuis dans le ...