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Elsa Colombani, autrice : "Tim Burton ne s'est jamais trahi"

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  Depuis le début des années 2010, Tim Burton n’est plus tout à fait le cinéaste adulé qu’il était au début il y a trois décennies. On lui reproche d’avoir abandonné les freaks pour le fric, de ne plus commettre que des suites ou des relectures de marques célèbres. D’avoir troqué la noirceur de sa jeunesse pour le confort du blockbuster disneyien. Ce constat, nous dit Elsa Colombani, l’autrice du stimulant Tim Burton ou le Prométhée gothique (Editions Playlist Society), est en partie faux. Si les récents films burtoniens sont – en apparence – moins radicaux, le cinéaste n’a jamais tourné en rond et sa carrière demeure d’une grande cohérence. Surtout, Tim Burton n’a cessé de creuser son sillon en restant fidèle à une tradition littéraire et esthétique : celle du gothique. Entretien. Comment s’est construit votre livre ? Êtes-vous partie du gothique pour aller vers Tim Burton, ou était-ce l’inverse ? Je suis partie de Tim Burton pour aller vers le gothique. J...

The Mandalorian and Grogu, vaisseaux sans gain

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Sept ans que la franchise Star Wars n’avait pas mis les pieds au cinéma. Une éternité en temporalité hollywoodienne actuelle où toute franchise se doit, bon gré mal gré, de balancer sur les écrans un nouvel opus tous les deux-trois ans si elle ne veut pas se faire oublier du commun des mortels. Sept ans de réfection, donc, auront été nécessaires à la saga pour qu’elle sache dans quelle direction emmener ses films, alors même que les longs-métrages donnant à voir des héros flambants neufs (la dernière trilogie en date, ou «  postlogie  ») comme ceux tentant, en bons kamikazes, de narrer la folle genèse des idoles des jeunes ( Solo ) avaient laissé pas mal de gens sur le carreau. Ex toxique Les trois quarts d’une décennie durant lesquels Star Wars aura donc uniquement vécu à la télévision, notamment par le biais de The Mandalorian , titrée d’après son personnage de chasseur de primes à mi-chemin entre le samouraï et le redresseur de torts de l’Ouest sauvage américain. Un f...

Arnaud Aubelle, auteur : "Au cinéma, la Suisse ne demande qu'à exploser"

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  Au service secret de sa Majesté (1969) Coffres-forts, chalets enneigés et calme plat : la Suisse est un réflexe scénaristique bien commode pour les films de tous horizons. Mais que cache cette belle et réconfortante carte postale ? À l'occasion de la sortie de son livre, le bien nommé La Suisse au cinéma (Editions Helvetiq), Arnaud Aubelle décortique pour nous les clichés helvétiques qui ont la vie dure à l'écran. Vous énumérez dans votre livre les différents clichés associés à la Suisse : la finance, l’excellence de la médecine, les paysages de montagne... Vous montrez bien que le cinéma s’est emparé de ceux-ci pour les perpétuer, ou au contraire les mettre à mal. Vous employez le mot cliché, que j’ai souvent entendu pour décrire ces codes précis. On peut effectivement les voir comme ça, mais pour moi c’est aussi une chance pour ce pays d’avoir des codes aussi forts, aussi puissants. C’est aussi ça, je crois, qui fait que de nombreux films censés s’y dérouler ne sont p...